Dr Daniel NOYER est monté à Paris pour présenter la communication :
Résumé
– Titre : Et si l’articulation de la hanche fonctionnait comme une Double Mobilité ?
– Auteurs : D.NOYER, C.ROY, Ph.BAUCHU, O.BONNARD, A.CYPRES, A.FIQUET, Ph.GIRARDIN
L’analyse de la hanche se fait d’une manière générale en utilisant un repère immuable : le bassin considéré comme repère lui-même fixe. La radiographie du bassin de face debout est un des standards utilisé habituellement pour analyser l’articulation coxofémorale dite articulation de la hanche.
L’analyse de l’équilibre sagittal spino-pelvien a permis de montrer et de comprendre que le bassin adopte une forme et une position différente selon les individus et qu’il n’est pas fixe, qu’il bouge avec les mouvements de la vie de tous les jours.
Cette mobilité sagittale du bassin, selon ses amplitudes amplifie plus ou moins le cône de mobilité de la hanche « coxofémorale ». On peut ainsi définir une double mobilité de l’articulation de la hanche fonctionnelle. Une mobilité dite extrinsèque qui est celle du bassin et une mobilité dite intrinsèque de la hanche qui est celle de la coxofémorale. Cette mobilité extrinsèque peut être objectivée et quantifiée par la différence de version pelvienne (DDVP) qui varie selon l’incidence pelvienne, et la mobilité de la hanche intrinsèque par la différence de flexion pelvi-fémorale (DDFPF) témoin d’une plus ou moins grande raideur coxofémorale. La connaissance d’une marche rachidienne des grandes incidences pelviennes qui fonctionne comme une double mobilité est à différencier d’une marche pelvienne des petites incidences quasi mono articulaire de la coxofémorale ou hanche intrinsèque ;
D’où l’importance des clichés de profil assis-debout du bassin et de la mesure de l’incidence pelvienne, morphotype de l’individu dans nos critères d’analyse des pathologies et chirurgies de la hanche intrinsèque
