La Polarcup

Le Dr Olivier BONNARD, un des membres du groupe GILES présenta en 1998 le cahier des charges pour améliorer les cotyles à double mobilité.

La forme

Nous avons donc décidé de changer la forme extérieure de la cupule pour remédier aux problèmes rencontrés.

La fixation tripode de Gilles Bousquet nous paraissait à tous primordiale. Aussi il fut décidé de la conserver tout en obturant les trous pouvant être source de migration des débris de PE comme constaté sur d’autre cotyles.

Pour les pattes, il y avait 2 écoles :

les pattes au niveau de l’hémisphère, au nombre de deux positionnées à 10h10, ou, 1 patte située à midi, positionnée en haut de la jupe anti-luxation, qui est une petite partie cylindrique au-dessus de l’équateur que l’on positionne en haut et en arrière du cotyle, pour limiter encore plus les risques de luxation, notamment dans des mouvements critiques.

Le positionnement de la patte sur le cotyle de Bousquet nous paraissait moins judicieux dans le sens que cela oblige à fraiser plus loin pour l’enfouir.

Certains d’entre nous ne l’utilisait jamais.

Un compromis grâce aux ingénieurs fut trouvé avec des pattes auto-cassantes et des bouchons amovibles si besoin, permettant d’utiliser, au cas où, la fixation tripode.

Cette astuce nous offrait en plus la possibilité d’implanter ce cotyle sous 4 formes différentes

Sur le cotyle original de Bousquet, il y avait 2 cornes latérales, se refermant légèrement sur la concavité qui entraînaient parfois des douleurs du psoas, des conflits avec le col prothétique ou des blocages du PE mobile.

Il fallait donc supprimer ces cornes latérales.

La surface

Qu’il s’agisse du cotyle de Bousquet ou celui de Noyer, le revêtement alumine dans les deux cas n’a pas apporté l’ancrage osseuse secondaire souhaité.

Il sera donc changé dans un premier temps en France pour un traitement de surface recouvert de HAP, puis maintenant une couche titane avec ou non une couche de HAP supplémentaire.

Par ailleurs et par expérience il était plus difficile, lors de révision de retirer les cotyles de Noyer avec leurs macrostructures géométriques qui offrent une opposition mécanique au mouvement une fois que l’os à réhabilité les espaces vides entre les reliefs, que les cotyles de Bousquet qui étaient lisses et viennent très facilement lorsqu’on les retirent.

De ce fait nous avons tenu à conserver des macrostructures géométriques apportant en plus une stabilité primaire immédiate en pressfit par le jeu aussi de la différence entre la fraise et la taille de l’implant impacté.

La forme extérieure comprend un dôme pour transmettre de façon immédiate la charge, ce dôme est décalé sur les conseils du biomécanicien qui nous a montré qu’en moyenne la résultante des charges passe plus par le toit du cotyl

On a une zone avec des reliefs verticaux, en charge de l’anti-rotation du cotyle, puis la zone crantée périphérique un peu comme sur le cotyle de Noyer, qui a deux fonctions : le pressfit primaire et l’ancrage secondaire par la repousse osseuse.

L’acier a été amélioré en prenant de l’orthinox qui est beaucoup plus résistant. Il est maintenant recouvert d’une couche titane pour l’accroche secondaire et d’une couche d’HAP de 80µm pour favoriser la repousse osseuse.

Il existe des versions sans HAP mais aussi sans revêtement de surface pour les Polarcups à cimenter

Le polyéthylène

Le polyéthylène a aussi été redessiné, avec un chanfrein pour limiter au maximum le contact entre le col de la tige femorale et le polyethylene afin de préserver au mieux la rétentivité.

Dans la partie interne, la zone de pistonnage a été supprimée car il y avait risque d’aggravation potentiel de luxation intra prothétique par effet came entre le liner et la tête-col fémorale.

Nos ingénieurs ont ajouté un système de recentrage automatique par un léger décalage des centres de rotation, qui permet au liner de revenir dans sa position optimale et donc d’éviter une bascule définitive du liner et des conflits trop violent avec le col fémoral lors des mouvements.